kérala, Inde 2016

Séjour Inde 2016

C’est mon troisième voyage dans le Kérala et je réalise que selon le programme, la personne avec qui on part et les rencontres sur place, le voyage est très différent. Cette année, notre but était clair, tournage de la partie 2 de notre film avec Romain de l’Ecotais.

Du coup, assez peu de place pour l’imprévu, un programme de RDVs avec des producteurs ou des meneurs de projets, beaucoup de trajets en voiture entre le nord et le sud du Kérala et des paysages variés allant des montagnes du Wayanad, aux rizières et canaux du sud en passant par des villes, des villes et des villes….

En rentrant, Anne Ravaute  qui rêve de partir dans le Kérala nous a posé quelques questions à tous les 2,

 

Anne- Que ressent-on en arrivant au Kérala?
Romain-Comme toutes les destinations quon lon fantasme un peu avant le départ, il y a dabord la découverte de la réalité du terrain loin des images de carte postale. Le Kérala n’échappe pas à l’urbanisme déstructuré à l’indienne et Calicut notre première étape est grouillante et désordonnée! Tout ce que l’on peut aimer et/ou détester en Inde.
Caroline-J’adore les premiers jours dans un nouvel endroit. Un mélange d’excitation et de soif de découvrir, tout ça dans un état semi comateux.  Le Kérala, je connaissais et c’était aussi mon RDV annuel avec l’Inde.

 

Anne – Faut il un temps d’adaptation? Ou est-on pris dans le mouvement intense de cette culture si différente de la notre?

Romain-Ce nest pas mon premier voyage en Inde mais je crois n’avoir jamais eu besoin d’un temps d’adaptation. La vie en Inde est dense de même que les regards indiens. Franc, déroutant et pourtant d’une grande simplicité.
Caroline-Personnellement, je plonge direct….On a été accueillis à bras ouverts dans les familles,  chaque personne nous a consacré un temps précieux, c’était une vrai chance…
Anne – Quels conseils donneriez-vous à une novice de voyage sur la culture, les gens, les rites, la végétation, l’hygiène et la spiritualité?
Romain – Je dirai que lorsque l’on joue à l’extérieur, il faut savoir sortir de son cadre et de ses habitudes de vie à la maison ou plus généralement en France. Il faut faire l’effort de regarder les choses telles qu’elles sont et non pas comme nous voudrions qu’elles soient… s’amuser et s’enrichir de nos différences.
Caroline- Je suis tout à fait d’accord avec Romain. Se préparer ne sert à rien car rien ne ressemblera à tes repères. L’Inde tout particulièrement est un pays à part et même si le Kérala est plus “accessible”, toi seule pourra rencontrer une facette ou une autre de cette culture. Je pourrais te dire cocotiers, canaux, épices, joie, sourires, regards intenses, pollution, foi, tradition et modernité, pour le reste, découvre par toi même la magie du Kérala.

 

Anne-  Que ressentez-vous quelques jours après votre retour?

Romain – Dans le Kerala, comme à Sao Tomé les gens sont très chauvins, il aiment manger régional et se targuent davoir les meilleurs produits! Tout ça ma donné lenvie de re-localiser ma consommation alimentaire autour de chez moi. De me connecter aux producteurs de ma région en leur faisant confiance pour mon alimentation et celles des mes enfants. Je pense qu’il est important davoir une visibilité sur ce que lon mange bien sur mais aussi sur la bonne répartition de largent que lon destine à notre alimentation. Love my food, love my farmer!
Caroline – Tellement de choses différentes. Je suis encore dans la phase digestive de ce voyage. J’ai le sentiment de regarder ma vie autrement, d’avoir à la fois beaucoup d’inspiration et une grande force pour éliminer le superflu, comme si j’avais fait une mise à jour de mon disque dur interne, comme si je regardais avec de nouveaux yeux, comme si une page de mon livre était tournée pour aller vers une nouvelle page de vie.

 

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